« On n’aime pas trop les nègres » : une gendarme dénonce le racisme ambiant au sein de la Garde républicaine
La gendarme Émilie, affectée au sein de la Garde républicaine à Paris, a été victime d’un racisme systémique au sein de la gendarmerie, selon son récit. Recrutée en 2018 après avoir intégré l’unité d’élite basée dans le VIIe arrondissement, elle assure la sécurité de hautes instances comme le Sénat ou l’Assemblée nationale. Ses révélations, publiées par « Libération », font état de plusieurs actes discriminatoires. Dès son entrée dans le corps, elle aurait dénoncé des SMS racistes et des propos injurieux à sa hiérarchie et à la justice, sans qu’aucune suite ne soit donnée. Par la suite, son casier de vestiaire dans une caserne ultra-sécurisée de la rue de Babylone a été vandalisé. Face à l’absence de réponse de ses supérieurs, Émilie en est arrivée à la conclusion que l’institution tolére des pratiques discriminaires à son égard, estimant qu’il s’agit d’un problème systémique. Son expérience rejoint celle d’autres personnels de la gendarmerie, qui ont également été confrontés à des actes de racisme ces dernières années. Malgré la gravité des faits et la célébrité du domaine dans lequel elle exerce, aucune enquête effective n’aurait été menée à ce jour, alimentant son sentiment d’impunité et de détresse. Ce cas soulève des interrogations sur la gestion des discriminations au sein des forces de l’ordre et la difficulté de dénoncier ces pratiques en interne.
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