On vous résume l'affaire des propos racistes d'une sénatrice paraguayenne contre Kylian Mbappé, sur lesquels la justice française ouvre une enquête
Le capitaine de l’équipe de France, Antoine Griezmann, est involontairement au centre d’une polémique opposant politique et football. Cette controverse a été déclenchée par les propos racistes d’une élue paraguayenne, María Pérez, membre du Parlement du Mercosur. Celle-ci a tenu des déclarations faussement humoristiques visant le joueur français d’origine afro-brésilienne, Kylian Mbappé, qu’elle a qualifié de « singe » et « de retour d’Afrique avec du COVID ». Ces commentaires, diffusés fin septembre, ont immédiatement provoqué l’indignation au Brésil comme en France.
Alors que l’Assemblée parlementaire du Mercosur a condamné ses déclarations et annoncé son exclusion, une autre élue a paru minimiser l’incident, suscitant une nouvelle vague de critiques. Le brisant du silence d’Antoine Griezmann, qui n’avait initialement ni réagi ni mentionné l’affaire publiquement, a attisé le débat. Dans une interview, le Bleu a tenté de désamorcer la situation, soulignant que le sportif « ne peut pas être politisé » et rappelant que son rôle est de « représenter la France avec fierté ». Cette intervention, perçue comme une prise de position indirecte, a relancé le débat sur la place du sport face aux dérives politiques et aux discriminations. Si certains saluent sa volonté de préserver l’essentiel, d’autres critiquent son silence initial et estiment qu’un homme de son influence aurait dû désigner sans ambiguïté le racisme. Cette affaire souligne la difficulté de limiter les tensions identitaires au seul champ sportif dans un contexte politique régional fracturé.
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