Politiser la canicule, pour un changement économique et social
Dans une chronique publiée fin juin 2026, Gabriel Malek, chercheur associé au Collège des Bernardins, analyse la prise en charge politique des vagues de chaleur en France. Il dénonce la manière dont le débat public, enfermé dans une logique de responsabilité individuelle, minimise la portée systémique de la crise écologique. Face à des records de température et la perspective de sept limites planétaires dépassées, l’auteur critique le discours habituel de la doxa néolibérale, qu’il accuse de dépolitiser la question en invisibilisant les causes profondes de la destruction du vivant. Plutôt que de suggérer de simples gestes individuels, Gabriel Malek appelle à une remise en cause totale du modèle économique fondé sur la croissance infinie. Son analyse pointe le paradoxe d’un système incapable de changer fondamentalement ses structures alors même que les conséquences physiques de ses choix deviennent irréversibles. En rendant compte de l’étouffant mois de juin vécu dans l’hexagone, le chroniqueur décrit un monde à venir incertain, marqué par la raréfaction de l’eau, la perte de biodiversité et des événements climatiques extrêmes. Pour lui, la manière dont la canicule est traitée révèle une volonté politique d’éviter de questionner le capitalisme et ses promesses de progrès constant. L’article souligne ainsi que la réponse à la crise climatique ne saurait se limiter à une adaptation ou à des ajustements technocratiques, mais nécessite une transformation profonde des rapports de l’homme à la nature et de la société à son économie. Face à l’urgence, Gabriel Malek plaide pour une action collective qui dépasse la sphère privée pour réinventer les fondements mêmes de notre modèle sociétal.
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