Présidentielle 2027 : Marine Le Pen annonce être candidate, malgré sa condamnation en appel

La cour d’appel de Paris a confirmé, dans une décision rendue en appel, la condamnation de Marine Le Pen pour détournement de fonds publics. La présidente du groupe Rassemblement national à l’Assemblée nationale écope ainsi de trois ans de prison, dont un an ferme sous bracelet électronique, et de 45 mois d’inéligibilité, dont 30 mois avec sursis, assortis d’une amende de 100 000 euros. En première instance en mars 2025, elle avait été condamnée à quatre ans de prison dont deux ferme, avec exécution immédiate de cinq ans d’inéligibilité et la même amende. La cour a estimé que le versement des salaires des assistants parlementaires européens au parti Rassemblement national constituait un détournement de fonds. Cette décision alimente les incertitudes sur la candidature de Marine Le Pen à l’élection présidentielle prévue en 2027. Elle pourrait théoriquement se représenter pour une quatrième fois, après avoir purgé 15 mois de son inéligibilité. Toutefois, elle devra faire campagne sous bracelet électronique, mesure qu’elle a refusé d’envisager. Plusieurs cadres du RN, dont Eric Ciotti et Gabriel Attal, ont salué sa décision de briguer la présidence, la qualifiant de courageuse et source d’un « nouveau souffle » pour le pays. Des voix socialistes, dont Olivier Faure, et des figures de la majorité ont déploré cette situation, estimant que de tels condamnés ne doivent pas accéder à la plus haute fonction de l’État. Le débat sur ses implications pour la compétition présidentielle reste vif, alors que la dirigeante du RN se dit prête à défendre ses couleurs devant les électeurs.
Katen Doe

L'Express

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