Présidentielle 2027 : Raphaël Glucksmann accuse les services russes de tentative de déstabilisation
Le député européen Raphaël Glucksmann a dénoncé avoir été la cible d’une opération de déstabilisation électorale menée par la Russie, selon des informations que lui a communiquées le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN). Cette attaque, attribuée au réseau prorusse Storm-1516, a été détectée fin juillet et confirmée fin août 2026. Elle a consisté à diffuser de fausses informations impliquant sa compagne, la journaliste Léa Salamé, et le journaliste Edwy Plenel, dans le but de nuire à sa candidature à l’élection présidentielle. Un deepfake, utilisant la voix et l’image d’Edwy Plenel, a été produit par un média d’information fictif reproduisant les codes de la plateforme Blast, afin de fabriquer de faux documents et de donner de la visibilité à la manipulation. Glucksmann assure que cette tentative fait partie d’un schéma habituel des services russes en Europe. Jean-Luc Mélenchon a réagi en appelant à la création d’un « front commun » contre ces ingérences, tout en déplorant l’absence de réponse de la part du Premier ministre après ses propositions. Le député européen craint que la campagne électorale de 2027 ne soit massivement perturbée par de nouvelles ingérences, notamment d’origine russe, et accuse Vladimir Poutine de vouloir affaiblir la France et l’Union européenne. Il assure être prêt à défendre la souveraineté européenne face à ces attaques. Par ailleurs, d’autres candidats, dont Édouard Philippe, avaient déjà été la cible de campagnes similaires l’année précédente.
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