Présidentielle : pour son premier meeting, Edouard Philippe joue la carte du bon père de famille qui veut préparer « l’avenir » de nos enfants

Lors d’un meeting de campagne devant environ 5 000 personnes à l’Adidas Arena de Paris, Edouard Philippe a livré son premier grand discours de candidat à l’élection présidentielle. Près de deux ans après avoir officialisé sa candidature, l’ancien premier ministre a tenté de démontrer une forme de transparence en partageant davantage de sa personnalité. Il a notamment affirmé vouloir «baisser les dépenses» et promettre «des efforts justes», tout en rejetant l’idée d’un «sang et de larmes» et en refusant de choisir entre des mesures d’austérité ou des soutiens sociaux affirmés. Dans un ton volontairement pédagogique, il a détaillé son projet d’éducation, consistant à «repenser» l’école en accordant plus d’autonomie aux établissements et en raccourcissant les grandes vacances. Le candidat d’Horizons a également insisté sur l’importance de l’école publique, racontant comment sa famille était passée «des docks du Havre au perron de Matignon», et a rappelé sa volonté de ne pas exposer ses enfants. Sur le plan politique, Edouard Philippe a cherché à se démarquer de la concurrence au sein du centre droit, notamment en critiquant l’en «trop théâtral» de Gabriel Attal et en pointant les contradictions d’un «en même temps qui ne s’assume pas» entre les droites radicales de Jordan Bardella et de Marine Le Pen. Il a également décrit Jean-Luc Mélenchon comme un «succeuseur de François Mitterrand» aux discours «flirtant avec l’antisémitisme». Alors que la mobilisation a dépassé les attentes, le candidat a reconnu les défis de son camp, tout en se présentant comme un «père inquiet» prêt à «tenir le cap». Pour clore son intervention, il a réaffirmé son refus de hausser les impôts et son intention de «travailler plus» pour financer le système social, concluant en évoquant ses propres difficultés de santé pour illustrer son discours de «sursaut national».
Katen Doe

Public Sénat

Fondée le 21 mars 2000, Public Sénat est une chaîne de télévision politique et parlementaire qui appartient exclusivement au Sénat français. Elle diffuse en continu sur Internet et les box, ainsi qu'en alternance avec LCP Assemblée nationale, sur le canal nᵒ 13 de la TNT.

Press ESC to close