Prévision de la baisse mondiale de la fécondité plus rapide que prévu - The Lancet
Les travaux publiés dans la revue The Lancet prédisent une diminution de la fécondité humaine à l'échelle mondiale plus rapide que prévu. Selon ces travaux, d'ici 2050, le taux de fécondité moyen pourrait être d'environ 1,8 enfant par femme, ce qui est inférieur au seuil de renouvellement de la population. Les projections antérieures des Nations unies prévoyaient un nombre moyen d'enfants par femme d'environ 2,1 en 2050 et de 1,8 en 2100. Au cours des soixante-dix dernières années, le taux de fécondité a été réduit de plus de la moitié, passant de 4,8 enfants par femme en 1950 à 2,2 en 2021. Cette baisse de la fécondité est observée non seulement dans les pays du Nord, mais aussi dans les pays du Sud, à mesure que les populations s'urbanisent, que les femmes accèdent à l'éducation et à des moyens de contraception, et que la mortalité infantile diminue. En 2021, environ 46% des pays ou régions considérés étaient en dessous du seuil de renouvellement, mais cette proportion pourrait atteindre 76% en 2050 et 97% en 2100. L'Afrique subsaharienne reste la seule grande région du monde où la fécondité reste élevée. Les chercheurs prévoient que seuls quelques pays, tels que les Samoa, la Somalie, les îles Tonga, le Niger, le Tchad et le Tadjikistan, maintiendront un taux de fécondité supérieur au seuil de renouvellement en 2100. D'autres pays, comme le Bhoutan, le Népal, le Bangladesh et l'Arabie saoudite, pourraient voir leur taux de fécondité passer en dessous d'un enfant par femme.
Le Monde
Libération
20 Minutes
BFM
Capital
Challenges
Courrier international
Europe 1
France Info
L'Équipe
L'Express
L'Humanité
L'Obs
La Croix
La Tribune
Le Figaro
Le HuffPost
Le Parisien
Le Point
Les Echos
Marianne
Public Sénat
RTL