Procès de Marine Le Pen : la présidente du RN condamnée mais éligible pour 2027
La cour d’appel de Paris a confirmé la condamnation de Marine Le Pen, prononçant à son encontre trois ans de prison, dont un an ferme à effectuer sous bracelet électronique, et une inéligibilité de 45 mois, dont 30 avec sursis. La justice a reconnu la culpabilité de la dirigeante du Rassemblement national pour détournement de fonds publics européens, en sa qualité d’eurodéputée, et pour complicité de détournement de fonds, au titre de sa présidence du parti. Elle devra également verser une amende de 100 000 euros.
Cette décision ouvre la voie à une éventuelle quatrième candidature de Marine Le Pen à l’élection présidentielle, à condition qu’elle ne soit pas assortie d’un bracelet électronique. La cheffe de file du RN avait précédemment conditionné sa participation à la présidentielle 2027 sur l’absence de telle mesure. La condamnée a annoncé son intention de s’exprimer dans le journal de 20 heures de TF1.
Les réactions sont vives. Des responsables politiques et des figures de l’extrême droite comme Jean-Luc Mélenchon et François Ruffin ont commenté l’arrêt, certains saluant une justice à l’égard du RN, d’autres dénonçant un symbole de corruption ou une dérive autoritaire. Plusieurs cadres du parti estiment que cette peine, même aménagée, fragilise la capacité du Rassemblement national à briguer le pouvoir. Des voix socialistes, comme celle de Boris Vallaud, ont qualifié Marine Le Pen de délinquante et rappelé que celle-ci doit décider de sa candidature. Des réserves ont également été émises sur la proportionnalité de la sanction, bien que la cour d’appel ait mentionné la liberté de choix de l’électeur.
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