Procès en appel de Marine le Pen : "On est globalement tous plutôt soulagés", réagit le coprévenu et député du RN Timothée Houssin
La cour d'appel de Paris a statué ce mardi dans le contentieux opposant l'exécutif à l'ancienne direction du Rassemblement national, concernant l'utilisation de fonds publics destinés à financer des assistants parlementaires. Les magistrats ont confirmé, dans leur décision, une large partie du jugement du tribunal correctionnel en date du 9 mars 2023, estimant que le parti frontiste s'est rendu coupable de « détournement de fonds publics » et de « recel ». Ils ont en revanche allégé la peine, ramenant l'amende encourue par le parti de 1,2 million d'euros à 600 000 euros.
Cette décision juridique, qui sanctionne le système d'emploi utilisé pendant des années par le FN, n'a en revanche aucune incidence sur la capacité de Marine Le Pen à se représenter à l'élection présidentielle. En confirmant ces éléments, la cour a en effet validé la quatrième candidature de la dirigeante du Rassemblement national, qui a pu déposer les signatures nécessaires à la validation de sa candidature auprès du Conseil constitutionnel. Toutefois, les conditions de son éventuelle libération conditionnelle restent incertaines. En effet, la magistrate a précisé que l'ex-députée ne pourrait pas « faire campagne avec un bracelet électronique », lui interdisant de quitter le territoire national, tout en estimant qu'elle n'avait « pas à s'en échapper ». Marine Le Pen doit, en conséquence, attendre l'issue de ce nouveau délai procédural fixé au 20 mai prochain pour savoir si elle pourra finalement briguer le suffrage des Français en mars 2027.
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