Réclamations judiciaires pour indemnisation suite à l'utilisation d'Androcur
Deux demandes ont été déposées devant le tribunal administratif de Montreuil pour réclamer une indemnisation suite à la prise d'Androcur et d'autres progestatifs. Environ 450 dossiers ont été recensés jusqu'à présent et une cinquantaine de recours sont en cours de préparation. Les expertises médicales pointent du doigt la réaction tardive des autorités de santé pour informer des risques de méningiome liés à ces traitements hormonaux. L'Androcur, largement prescrit depuis 1980, est un médicament qui inhibe les hormones masculines. Une des plaignantes a développé trois méningiomes après avoir pris de l'Androcur et souffre de maux de tête, de troubles de la concentration et de l'équilibre. Le rapport d'expertise médicale confirme le lien de causalité entre la pathologie et l'Androcur et critique la réaction tardive de l'ANSM. Le risque de méningiome était déjà connu en 2009, mais les mesures de prévention n'ont été mises en place qu'à partir de 2018. Le laboratoire Bayer avait lui-même signalé le risque accru de méningiomes chez les utilisatrices d'acétate de cyprotérone. L'accès complet à l'article est réservé aux abonnés.
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