Redressement fiscal de 22,5 millions d’euros pour Bernard Arnault
Le dirigeant de LVMH, Bernard Arnault, a été condamné à un redressement fiscal totalisant près de 22,5 millions d’euros par la Cour administrative de Paris. Cette décision, publiée début juillet 2026, concerne des cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et des cotisations sociales relatives à 2010, pour un montant de 12,96 millions d’euros, et de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) couvrant la période 2012-2015, pour 9,5 millions d’euros. Le couple Arnault, premier couple le plus fortuné de France, peut faire appel de cette décision auprès du Conseil d’État.
En décembre 2020, le tribunal administratif de Paris avait initialement accepté une demande de rectification fiscale du couple. Cependant, le ministère de l’Économie et des Finances avait contesté ce jugement en novembre 2023, aboutissant à l’annulation partielle de la décision précédente. L’affaire tournait autour de la « complexité » de l’actionnariat de LVMH, où la famille Arnault ne détient pas de parts directement dans le groupe, mais via une chaîne de holdings, dont la société belge Pilinvest.
Cette structure permettrait de réduire l’imposition, car les revenus distribués par ces holdings sont fiscalés au taux immédiat du pays où elles sont domiciliées, avant d’être perçus par les contrôleurs. L’économiste Gabriel Zucman, surnommant par le milliardaire un « militant d’extrême gauche », a pointé ce mécanisme l’an dernier. Le groupe LVMH n’a, au moment de la publication de ces éléments, pas encore réagi publiquement à la décision.
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