Scandale du logiciel espion Pegasus : de nouvelles preuves contre le Maroc
Depuis 2021, une enquête judiciaire française examine un vaste dispositif d’espionnage ciblant des journalistes et des dirigeants français. Menée par le parquet national antiterroriste (PNAT), cette enquête a révélé des mécanismes complexes faisant intervenir des entreprises de cybersurveillance et des intermédiaires basés au Maroc. Les investigations, coordonnées par la coalition de journalistes Forbidden Stories, ont permis de mettre en lumière le rôle du royaume chérifien dans ces activités présumées.
Des éléments accablants ont été découverts, concernant notamment l’utilisation de logiciels de piratage sophistiqués, commercialisés par la société marocaine Nexa Technology. Ce dernier aurait fourni des outils permettant de pirater à distance smartphones et ordinateurs, violant ainsi les droits fondamentaux et les secrets d’État. Les cibles identifiées incluent des personnalités politiques, des responsables de la sécurité nationale et des journalistes d’investigation, faisant de ce dispositif une atteigne directe à la souveraineté et à la sécurité de la France.
Alors que le Premier ministre et plusieurs membres du gouvernement se trouvent actuellement en visite officielle au Maroc, ces révélations accroissent la tension diplomatique. Les autorités françaises, via le PNAT et la coopération internationale, tentent de faire toute la lumière sur l’ampleur de cette ingérence. Les preuves recueillies par Forbidden Stories, qui poursuit son travail d’enquête, pourraient faire l’objet de développements judiciaires majeurs, renforçant les soupçons pesant sur les pratiques de renseignement marocaines à l’encontre de la France.
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