Sébastien Lecornu révèle que des personnes ont été écartées après des "tests positifs" de drogue dans les ministères
Dans un entretien accordé à Paris Match et publié mercredi 22 juillet, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé que des membres de ses cabinets ministériels et de hauts fonctionnaires avaient été écartés à la suite de dépistages antidrogue « surprise » révélant des résultats positifs. Ces contrôles inopinés, menés dans plusieurs ministères depuis plusieurs semaines, visent à lutter contre le narcotrafic, une problématique que le Premier ministre qualifie de « plus grand défi intérieur » pour les prochaines années.
Justifiant cette décision par la vulnérabilité accrue de ceux qui ont accès à des informations sensibles, Lecornu a estimé qu’il était inacceptable de tolérer la consommation de drogues au sein des instances décisionnaires alors que les jeunes sont assassinés dans les quartiers. Il a confirmé que des personnes avaient bien été écartées à la suite de ces tests, et a précisé que ces contrôles aléatoires seraient poursuivis, voire renforcés par ses successeurs.
Cette annabelle s’inscrit dans une volonté affichée du gouvernement de durcir la lutte contre les stupéfiants. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a ainsi annoncé des moyens supplémentaires en mai, après une fusillade mortelle à Nantes liée au trafic. Par ailleurs, le projet de loi RIPOST, définitivement adopté fin juillet, prévoit des sanctions plus lourdes pour les consommateurs, avec une amende portée à 500 euros. Ce plan s’accompagne du recrutement de 700 policiers supplémentaires, dont 300 dédiés à la criminalité organisée, afin de renfor la réponse face à ce défi de taille.
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