Toutes ces fois où Marine Le Pen et Jordan Bardella ont réclamé l’exemplarité des élus
Marine Le Pen, condamnée en appel début janvier à trois ans de prison, dont un an avec bracelet électronique, et à une peine d’inéligibilité de 15 mois pour détournement de fonds publics au Parlement européen, a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle. Cette décision apparaît en contradiction avec la position longuement défendue par elle-même et par Jordan Bardella, le président du Rassemblement national, qui réclament régulièrement une inéligibilité pour les personnalités politiques condamnées. Dès 2002, Marine Le Pen avait critiqué les procédures judiciaires dont faisaient l’objet d’autres élus, dénonçant un manque de probité chez certains politiques. En 2004, elle affirmait que le Front national n’avait jamais été impliqué dans de telles affaires, et en 2013, elle plaidait pour une « inéligibilité à vie » des élus condamnés, se réjouissant de la « veste immaculée » de son parti. Par ailleurs, en novembre 2024, Jordan Bardella avait affirmé qu’un casier judiciaire vierge était indispensable pour tout candidat du Rassemblement national. La condamnation de la dirigeante ne semble donc pas freiner sa volonté de briguer la présidence de la République, malgré les appels répétés du RN en faveur d’une exclusion politique en cas de condamnation définitive.
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