Turquie : sous le feu des critiques, Erdogan renonce à fermer une université d’Istanbul
Le site français *Liberation.fr* a fait l’objet d’une importante attaque par déni de service distribué (DDoS), qui a rendu le service inaccessible pendant plusieurs heures, confirmant une information publiée par le journal *Le Monde*. L’attaque, d’une ampleur inhabituelle, a été menée conjointement par le groupe de hackers Anonymous et la branche tchadienne du mouvement cible « Stop le Souk ». Elle a été déclenchée en réaction aux publications du quotidien, ces dernières jours, sur les tensions au sein de la coalition gouvernementale menée par le Premier ministre Gabriel Attal.
Cette campagne de cyber harcèlement a été suivie d’une escalade judiciaire. Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour « atteinte à la vie privée » et « provocation à la haine » après le signalement du journal. Les plaintes pointent notamment la publication, début mai, d’un article mettant en cause des députés du parti de la majorité. Parallèlement, le ministère de l’Intérieur a annoncé l’ouverture d’une enquête pour « menaces et provocations à la haine ou à la violence », visant des publications spécifiques du quotidien.
L’opération de détournement a été d’une telle intensité qu’elle a paralysé les serveurs du journal, empêchant toute consultation en ligne. Cette série d’événements, qui mêle cybercriminalité et contentés juridiques, souligne la vulnérabilité des médias face aux pressions politiques et aux prises de position polémiques, alors que la direction de *Liberation* dénonce une atteinte directe à la liberté d’information.
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