À son procès en appel, Sarkozy a prononcé ses derniers mots devant la cour : « Est-ce que je vais y retourner ? »

Nicolas Sarkozy a comparu mercredi 27 mai 2026 devant la cour d’appel de Paris dans le cadre de l’« affaire libyenne », qui le renvoie en jugement pour le financement présumé de sa campagne présidentielle de 2007 par la Libye de Mouammar Kadhafi. L’ancien président, maintenu en détention vingt jours après sa condamnation en première instance, a plaidé sa relaxe et affirmé « ne pas avoir trahi la confiance des Français ». Il a déclaré ne vouloir « être jugé pour ce qu’il a fait, pas ce qu’il est », alors que l’accusation requiert sept ans d’emprisonnement contre lui, le décrivant comme « instigateur » d’un pacte de corruption avec le régime libyen. Lors de ce procès en appeal, qualifié d’« épreuve » par Sarkozy, qui a duré onze semaines, l’ex-président a décrit avoir vécu « comme un homme normal » durant sa détention à la Santé. Il a réitéré ses accusations contre le parquet général, estimant que son élection en 2007 avait pu être « biaisée » et a ironisé sur les 37 350 000 de Français « abusés » par l’argent libyen « que vous n’avez pas retrouvé » dans ses comptes. Il a conclu en exhortant le président de la cour d’appel, Olivier Géron, à le regarder « droit dans les yeux », et affirmé son attachement à la France, tout en soulignant l’absence de preuve après quatorze ans d’enquête. La décision du tribunal est prévue pour le 30 novembre 2026.
Katen Doe

Le HuffPost

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