Affaire Amra : les éléments qui contredisent la version de Jean Messiha sur la cagnotte destinée aux veuves des agents tués
Jean Messiha, polémiste d’extrême droite et haut fonctionnaire, a démenti mardi sur X, puis mercredi sur BFM, les accusations portées contre lui dans une plainte pour « abus de confiance ». Cette plainte a été déposée par la veuve d’un des agents pénitentiaires tué le 14 mai 2024 lors de l’attaque du péage d’Incarville, visant à faire évader le délinquant Mohamed Amra. La veuve accuse Messiha d’avoir détourné 42 000 euros, provenant d’une cagnotte de solidarité ouverte le jour même de la mort des deux agents. Cette somme n’aurait jamais dû, selon elle, atteindre son compte personnel.
Dans ses dénégations publiques, Jean Messiha a reconnu une erreur de gestion, mais nié toute faute personnelle, affirmant que cet argent n’était pas destiné à son profit. Il a suggéré que les fonds auraient mal été administrés par d’autres. Cette controlette survient alors que les proches des agents décédés cherchent à faire la lumière sur les circonstances du drame. L’homme est soupçonné, aux côtés d’autres responsables, de ne pas avoir correctement géré les fonds collectés auprès du public pour les familles des victimes. La situation a dégénéré en une vive polémique, Messiha voyant dans ces accusations une tentative de « discréditation » orchestrée par ses adversaires politiques, alors que le volet judiciaire de l’affaire se poursuit avec la décision du parquet d’enquêter sur ces allégations de détournement de fonds.
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