Affaire Christian Nègre : dix femmes demandent au tribunal administratif de reconnaître la responsabilité du ministère de la Culture
Christian Nègre, ancien directeur des ressources humaines du ministère de la Culture, est actuellement visé par une plainte collective d'une ampleur exceptionnelle. Plus de 200 femmes, pour la plupart anciennes collaboratrices de l'administration, ont porté plainte contre lui pour "soumission chimique". Les faits, qui auraient eu lieu au cours de plusieurs années, consistent à lui reprocher d'avoir administré à des femmes des diurétiques sans leur consentement, dans le but de les contraindre à uriner contre leur gré, souvent dans un contexte professionnel.
Cette procédure judiciaire inédite en France est née de l'initiative de plusieurs parties civiles, soutenues par une association de victimes. Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour "administration de substances nuisibles" et "atteinte à l'intégrité de la personne". Les plaignantes décrivent des situations où elles se sont senties obligées d'ingérer des comprimés, parfois dans l'angoisse, pour éviter des conséquences préjudiciables à leur carrière ou simplement pour pouvoir utiliser les toilettes lors de longues réunions.
L'ancien responsable, aujourd'hui retraité, nie toute accusation et affirme faire l'objet d'un "acharnement". Son avocat dénonce une "manipulation" et une "campagne de dénigrement" visant à faire tomber un homme au motif d'une prétendue "hystérie collective". Le tribunal doit trancher entre la présentation d'un système de harcèlement institutionnel et celle d'un conflit personnel dépassant les cadres professionnels. L'audience prévue pour l'été prochain promet de faire jurisprudence sur la reconnaissance de la "soumission chimique" dans le droit pénal français.
France Info
Le Monde
Le Figaro
L'Obs
20 Minutes
BFM
Capital
Challenges
Courrier international
Europe 1
L'Équipe
L'Express
L'Humanité
La Croix
La Tribune
Le HuffPost
Le Parisien
Le Point
Les Echos
Libération
Marianne
Public Sénat
RTL