Affaire des assistants parlementaires : Jean-Luc Mélenchon échappe aux poursuites
L’instruction judiciaire visant Jean-Luc Mélenchon dans l’affaire des assistants parlementaires s’est clôturée sans mise en examen, a annoncé le parquet mardi 26 mai. Le député insoumis, mis en cause pour d’éventuels détournements de fonds publics liés à son mandat au Parlement européen, n’a donc pas été renvoyé devant le tribunal. Seuls deux de ses anciens collaborateurs au Parlement, Laurent Maffeis et Aigline de Causans, maintiennent leur statut de témoins assistés, assignés en mai 2022.
Cette clôture met fin à une enquête ouverte en novembre 2018, après un signalement initial de la députée européenne d’extrême droite Sophie Montel en mars 2017. Celle-ci avait dénoncé plusieurs eurodéputés, dont Jean-Luc Mélenchon et quatre de ses assistants, soupçonnés d’utiliser des ressources publiques à des fins politiques.
Pour La France Insoumise, cette issue confirme l’absence de tout élément à l’établissement d’un délit. « Après huit années d’enquête approfondie sur la base d’une simple dénonciation, aucun des juges d’instruction n’a estimé qu’il existait des éléments justifiant une mise en examen », a réagi le parti de Jean-Luc Mélenchon, se félicitant que « rien n’ait pu lui être reproché » dans ce dossier. L’avocate de l’intéressé et de ses anciens assistants n’a pas souhaité commenter cette décision à ce stade. La députée Sophie Montel n’a, elle, pas réagi publiquement à cette décision de clore l’information.
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