Au Stade de France, Aya Nakamura « brûle » une banderole raciste d’un groupuscule d’extrême droite
La chanteuse franco-malienne Aya Nakamura a symboliquement combattu les actes de haine lors de la préparation de son premier concert au Stade de France, événement phare de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris. Lors de son entrée en scène, entourée de flammes créées par effets spéciaux, elle a volontairement fait brûler une pancarte raciste précédemment déployée par le groupuscule d’extrême droite Les Natifs. Cette banderole, qui visait à déstabiliser son image en la comparant à une situation de précarité extrême, avait déjà été utilisée contre elle en mars 2024 sur l’île Saint-Louis à Paris, suscitant alors des condamnations judiciaires.
La réponse de l’interprète du tube « Djadja » a immédiatement recueilli un large soutien, notamment sur les réseaux sociaux, où des figures politiques de La France insoumise ont salué son attitude engagée. Ce geste s’inscrit dans une démarche personnelle affirmée, alors qu’elle a été désignée comme symbole d’une prétendue « décadence culturelle » par ses opposants. Par ailleurs, Aya Nakamura a poursuivi son triomphe français avec deux soirées supplémentaires au Stade de France, renforçant ainsi sa place d’artiste majeure capable de revendiquer sa légitimité sur les plus grandes scènes nationales, tout en dénonçant par son exemple les discriminations dont les personnes d’origine africaine sont régulièrement victimes.
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