Canicule et congé climatique : pas de vacances pour les forçats de la « valeur travail »
Lors d'une interview sur Franceinfo le 27 mai, l'écologiste Marine Tondelier, candidate à d'éventuelles primaires de la gauche, a de nouveau plaidé en faveur de la création d'un « congé climatique ». Face à la multiplication des événements météorologiques extrêmes, comme les vagues de chaleur ou les inondations, elle a proposé l'instauration d'un congé de cinq jours, indemnisé, destiné à permettre aux salariés de faire face à ces aléas. Cette initiative, déjà déployée par l'Espagne depuis 2024 avec un congé de quatre jours, vise à adapter les conditions de travail aux bouleversements climatiques.
La proposition, évoquée dès fin avril par l'élue, a suscité une vive réaction auprès de certains responsables politiques et commentator, jugeant cette mesure incompatible avec la culture de « la valeur travail ». Louis Sarkozy, notamment, a critiqué cette idée, suggérant qu'elle pourrait aboutir à une interdiction de se déplacer en cas d'alerte météo. Le débat a rapidement dégénéré en une querelle entre ceux qui voient dans le congé climatique une réponse pragmatique aux défis environnementaux et ceux qui y voient une atteinte à l'ordre établi. L'idée, encore balbutiante en France, souligne ainsi la tension croissante entre les impératifs de solidarité sociale et les urgences climatiques, dans un débat public où les positions se sont rapidement polarisées.
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