L’émotion de Steevy Gustave avant l’abrogation du Code noir a saisi toute l’Assemblée

L’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité, le 28 mai 2026, l’abrogation du Code noir, 178 ans après l’abolition de l’esclavage en France. Cette proposition de loi, déposée par le député guadeloupéen Max Mathiasin, a recueilli un large consensus et a été votée sans aucune opposition. Les députés ont salué cette décision symbolique, notamment lors d’un débat chargé d’émotion où Steevy Gustave, député écologiste de l’Essonne, a évoqué sa filiation avec un arrière-grand-père réduit en esclavage, rappelant la résistance persévérante des descendants. Plusieurs intervenants ont souligné que si cette mesure abroge un texte historique périmé, elle ne saurait à elle seule réparer les séquelles durables de l’esclavage, notamment les inégalités contemporaines. Des débats ont néanmoins émaillé la séance, notamment autour de la question des réparations, abordée lors d’une commémoration précédente à l’Élysée, et de la présence de références à la présidence de 2022. Certains élus ont aussi critiqué des déclarations jugées polémiques ou opportunistes faites pendant les discussions. Le texte, qui doit encore être adopté par le Sénat dans les mêmes termes, marque ainsi une étape symbolique dans la mémoire collective nationale, même si ses porteurs insistent sur le fait qu’elle ne constitue pas une fin en soi.
Katen Doe

Le HuffPost

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