La note de crédit de la France est maintenue malgré l'augmentation du déficit : Le ministre des finances réagit
Moody's et Fitch ont maintenu la note de la France malgré le fort dérapage du déficit public l'année dernière. Le ministre des Finances Bruno Le Maire prend sobrement note de cette décision et insiste sur la nécessité de redoubler d'efforts pour rétablir les finances publiques. Le gouvernement a dû réviser à la baisse la prévision de croissance pour cette année et trouver 10 milliards d'euros d'économies en urgence. Le déficit public a atteint 5,5% du PIB en 2023 et devrait être de 5,1% cette année, nécessitant des efforts supplémentaires de 10 milliards d'euros. La dette française dépasse les 3 000 milliards d'euros et représente désormais 110,6% du PIB. Les économistes soulignent que la mauvaise surprise provient de recettes inférieures aux attentes plutôt que de dépenses maîtrisées. La dette française est 22 points de PIB au-dessus de la moyenne de la zone euro et constitue le troisième ratio le plus élevé de l'UE. Fitch a dégradé la note souveraine de la France en avril 2023, mais n'a pas l'intention de la dégrader à nouveau, sauf en cas d'aggravation significative de la dette. Moody's estime également improbable que le déficit public se redresse en dessous de 3% du PIB d'ici 2027. La note de S&P est attendue le 31 mai avec une perspective négative. Malgré les critiques, les agences ont maintenu des notes élevées pour la France en raison de la liquidité de sa dette et de la solidité des banques françaises. Le ministre des Finances demeure serein et se concentre sur le redressement des comptes publics. Le verdict de Standard & Poor's est attendu le 31 mai.
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