« Le but est de nous faire taire » : climatologues et journalistes météo face à une vague de cyberharcèlement inédite
Depuis le début de la canicule frappant la France fin mai 2026, des climatologues et des journalistes météo sont la cible d’un cyberharcèlement accru sur les réseaux sociaux. Des climatosceptiques y déversent des insultes, parfois racistes ou sexistes, et profèrent des menaces de mort et de viol envers ces professionnels.
Cette vague de chaleur, caractérisée par une précocité et des températures records, a été l’occasion d’un regain de violences verbales à l’encontre de ceux qui alertent sur le réchauffement climatique. Un journaliste de France Info, Zaka, a ainsi été laissé pour compte par un message crûment menaçant, exhortant à la violence physique.
Cette situation n’est pas isolée mais constitue un phénomène qui prend de l’ampleur, soulignant la porosité des espaces en ligne et la difficulté de prévenir ce type de dérives. Les professionnels du climat, déjà en butte à des attaques en raison de leur rôle de conscience scientifique, voient leur sécurité personnelle menée en échec. Les plateformes sociales sont pointées du doigt comme étant des zones de non-droit où la haine se déchaîne sans entraves.
Alors que la France s’engage dans un été de canicules répétées, la question se pose de la capacité à protéger ceux qui jouent un rôle crucial dans la sensibilisation aux risques climatiques. Cette forme de censure par la violence vise à étouffer le débat public et à détourner l’attention des enjeux environnementaux, plongeant les journalistes et les scientifiques dans une situation d’incertitude et de danger accrues.
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