Main basse sur les stands de tir en Essonne : deux gendarmes au cœur d’un pacte de corruption

Un homme d’affaires influent de l’Essonne, longtemps actif dans la nuit parisienne avant de se reconvertir dans l’immobilier, et deux militaires de la gendarmerie de Saint-Germain-lès-Corbeil sont appelés à répondre de « corruption » devant le tribunal correctionnel d’Évry, ce mardi. L’affaire, née de l’enquête de l’Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN), a mis en lumière un manquement grave au sein de la gendarmerie de l’Essonne. Les faits, révélés par « Le Parisien », prennent leurs sources dans l’univers des stands de tir et des armureries. Ils auraient conduit les enquêteurs à soupçonner un trafic d’armes, bien que cette piste n’ait pas été confirmée. L’enquête a en revanche permis d’établir qu’un adjudant-chef et un major de la gendarmerie de Saint-Germain-lès-Corbeil auraient, en échange de dessous-de-table, mis leur uniforme et leur statut au service de Karim L. Ce dernier, figure connue de la sphère nocturne parisienne, est aujourd’hui installé dans l’immobilier. La qualification de « pacte de corruption » est lourde de sens, traduisant une collusion directe entre un homme d’affaires et des représentants de l’ordre. Ce mardi, les trois protagonistes comparaissent donc, chacun devant faire face à ses actes. Le procès doit permettre de clarifier l’ampleur de cette entente illicite et les responsabilités de chacun, alors que l’IGGN a dénoncé une faille majeure dans le dispositif de sécurité et de contrôle interne de la gendarmerie départementale.
Katen Doe

Le Parisien

Fondé en 1944, Le Parisien est un journal quotidien régional français qui est diffusé en Île-de-France et dans l'Oise. De plus, il propose une édition nationale intitulée Aujourd'hui en France, qui est diffusée dans le reste du territoire français.

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