Main basse sur les stands de tir en Essonne : deux gendarmes au cœur d’un pacte de corruption
Un homme d’affaires influent de l’Essonne, longtemps actif dans la nuit parisienne avant de se reconvertir dans l’immobilier, et deux militaires de la gendarmerie de Saint-Germain-lès-Corbeil sont appelés à répondre de « corruption » devant le tribunal correctionnel d’Évry, ce mardi. L’affaire, née de l’enquête de l’Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN), a mis en lumière un manquement grave au sein de la gendarmerie de l’Essonne.
Les faits, révélés par « Le Parisien », prennent leurs sources dans l’univers des stands de tir et des armureries. Ils auraient conduit les enquêteurs à soupçonner un trafic d’armes, bien que cette piste n’ait pas été confirmée. L’enquête a en revanche permis d’établir qu’un adjudant-chef et un major de la gendarmerie de Saint-Germain-lès-Corbeil auraient, en échange de dessous-de-table, mis leur uniforme et leur statut au service de Karim L. Ce dernier, figure connue de la sphère nocturne parisienne, est aujourd’hui installé dans l’immobilier. La qualification de « pacte de corruption » est lourde de sens, traduisant une collusion directe entre un homme d’affaires et des représentants de l’ordre. Ce mardi, les trois protagonistes comparaissent donc, chacun devant faire face à ses actes. Le procès doit permettre de clarifier l’ampleur de cette entente illicite et les responsabilités de chacun, alors que l’IGGN a dénoncé une faille majeure dans le dispositif de sécurité et de contrôle interne de la gendarmerie départementale.
Le Parisien
Libération
Le Monde
20 Minutes
BFM
Capital
Challenges
Courrier international
Europe 1
France Info
L'Équipe
L'Express
L'Humanité
L'Obs
La Croix
La Tribune
Le Figaro
Le HuffPost
Le Point
Les Echos
Marianne
Public Sénat
RTL