Rima Hassan porte plainte après l'analyse de la géolocalisation de son portable par la police
La police française a exploité pendant près de trois mois les données de géolocalisation du téléphone portable de l'eurodéputée LFI Rima Hassan, dans le cadre d'une procédure judiciaire ouverte pour apologie publique d'un acte de terrorisme. Cette enquête a été déclenchée à la suite d'une publication réalisée sur le réseau social X par la députée. Les autorités ont utilisé des moyens techniques avancés pour localiser précisément le déplacement de l'élue pendant une période prolongée, dans l'objectif de constituer des éléments de preuve relatifs à la publication contestée. Cette information, révélée dans le cadre d'une procédure en flagrant délit, soulève des questions importantes concernant la surveillance numérique et les droits liés à la vie privée des élus. Le dispositif de géolocalisation a permis aux enquêteurs de suivre les déplacements de Rima Hassan sur une durée significative, ce qui est inhabituel dans le cadre d'une enquête pour apologie. La durée de la surveillance, étendue à près de trois mois, indique le caractère sérieux et les implications juridiques de l'enquête menée par les services de l'État. Cette affaire met en lumière les tensions entre sécurité nationale et protection des libertés individuelles, particulièrement sensibles lorsqu'elles concernent des figures politiques. Les éléments recueillis via cette géolocalisation ont été décisifs pour ouvrir une procédure en flagrant délit, montrant l'ampleur des moyens déployés par les autorités pour poursuivre les infractions alléguées de nature terroriste sur les réseaux sociaux.
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